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SEMAINE SPECIALE CDL : Monsef Zerka

Retour sur la Coupe de la Ligue avec Monsieur Z, buteur le soir de la finale. 


Comment ça va ? 

Ca va, malgré la période un peu compliquée en ce moment puisque nos établissements de nuit, les discothèques, les bars, on est fermés. On est dans l’attente d’une réouverture prochaine.  

 
Ces 15 ans passés, que t’inspirent-ils ?  

Ca m’inspire beaucoup de choses. D'années en années on revient toujours à cette fameuse finale qu’on a pu faire, cette épopée en coupe de la ligue. Ca restera toujours des bons souvenirs. Même si demain l’ASNL ramenait une nouvelle coupe, je ne pense pas que le 22 avril 2006 deviendrait un jour oublié. C’est le second trophée gagné par le club après celui de la finale de Coupe de France, contre Nice aussi avec l’ère Platini. Cette coupe, elle restera toujours gravée dans le club et dans la mémoire des supporters.  

 

Quels souvenirs gardes-tu de la CDL ?

Je repense souvent à ces quelques jours avant la finale où on est restés ensemble et où on a passé de bons moments, soudés, à l’écart de tout, pour pouvoir vraiment se concentrer sur cette finale. A l’époque il y avait une atmosphère de bonne famille entre nous et ces quelques jours nous ont permis d’être encore plus soudés pour faire une belle finale, accompagnés de tous ces supporters et supportrices de tous âges et de tous horizons au stade de France. Cette vague de drapeau blancs et rouges qui étaient là pour nous supporter, c'était incroyable. Logistiquement parlant, c’était quand même incroyablement gentil d’avoir mis à disposition des trains des bus pour que les supporters puissent venir voir la finale. C'était le moment le plus convivial je pense. Même si on a été champions de ligue 2, cette finale a réussi à réunir toutes les familles, quelles qu'elles soient, au moins pour une superbe journée.  

 

Revenons au match. Qu’est-ce que tu te dis quand tu reprends le ballon que Lloris relâche après la frappe de Pascal ?  

Je n'ai plus grand-chose à me dire : il n'y avait plus grand monde dans le but mis à part Poncho (Jacques Abardonado). C'était une aubaine, j’ai eu cette chance de pouvoir la décaler de la tête à Pascal alors qu’il y avait Samy Traoré qui faisait deux fois ma taille [rires]. Ensuite le ballon me revient dans les pieds. Est-ce que c’était écrit ? Je ne sais pas, mais j’en ai profité, c’est sûr et certain. 

 

Qu’est-ce que ça fait de signer ton but d’un Z, comme tu l’as toujours fait, dans un stade de France plein à craquer ?  

C’était un bonheur tout en sachant que je n’avais pas trop marqué sur les derniers temps et que tout le monde me le « reprochait » et me disait : si tu marques pendant la finale on oubliera les buts que tu n’as pas pu marquer. Je me suis dit que l’occasion était belle et bien placée pour pouvoir faire ce que certains attendaient. C'était une superbe communion. Marquer devant tout ce monde au stade de France, toute cette liesse, entre joueurs et supporters, c’était beau.  


Tu t’étais mis une pression par rapport à ce but ?  

Non je ne me mets jamais la pression, je prends toujours tout avec bonne humeur et joie. Ce qui doit venir viendra et c’est tout. J'ai toujours fonctionné comme ça. Avant les matchs je ne suis pas la personne la plus concentrée. Peu importe le match, j’ai plutôt tendance à être joyeux et à me dire qu’il adviendra ce qu’il adviendra. Mais toujours en me donnant à 100 %, naturellement.  

 

Comment avais-tu abordé cette finale psychologiquement ?

Comme d'habitude, on était avec notre musique, sur nos MP3 à l’époque [rires]... En train d’écouter de la musique pour se concentrer et se motiver.  

 

Qu’est-ce qu’il s’est passé dans ta tête au coup de sifflet final ?

Une immense joie parce que c’est une finale qui nous apporte derrière une coupe d’Europe. Et ca a été un « ouf » et un souffle de soulagement et de joie parce qu’on avait pris 6-0 contre Marseille au Vélodrome, une semaine avant ! On en avait pris plein la gueule pour ce match. Au coup de sifflet final, on était hyper heureux. Ca a été plein de bonnes choses qui se sont mélangées. A titre personnel, j'étais également très heureux parce que c’était l'un des premiers titres que j’ai gagné dans un stade aussi rempli et qui nous emmène loin ! Ca a en quelque sorte finalisé notre saison. Au-delà de tout ça, c'était incroyable de voir le stade rempli et pouvoir partager ca avec tout le monde. Quand on est arrivés place Stan le lendemain, on ne peut pas dire que ça ne nous a pas touché de voir tout ce monde ! Certains supporters avaient même fait le déplacement du Stade de France à la place Stan dans la nuit pour être absolument là. 

 

Est-ce que tu as des anecdotes à nous partager sur le parcours en CDL ou sur votre groupe durant ces belles années ?

Des blagues on s’en faisait tout le temps entre nous, mais le roi pour ça c’était Eli Kroupi. Il y en a tellement eux que je ne pourrais pas en choisir... Les challenges au ping pong, à la pétanque, au billard,… Les farces que tout le monde avait l’habitude de faire à l’époque ! Eli Kroupi faisait toujours des bêtises en cachette, avec Pape Diakhaté ils s’amusaient à toquer dans les chambres et à se barrer comme des enfants ou faire des petites bêtises à table, etc. Ca restait vraiment une bonne ambiance, tout le monde partageait le même plaisir et ça nous a soudé de rester en communion pendant la semaine de mise au vert avant la finale.



Merci Monsef pour ton temps et tes réponses ! En espérant rapidement une réouverture des établissements de nuit.

© Juliette Schang   
 



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