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FCVB vs ASNL (2-0) I Les Tigres dévorent le Chardon


Après la honte, l’inquiétude. Après Reipertswiller, Villefranche-sur-Saône. La réalité du mois de septembre n’est pas celle d’octobre et encore moins celle de novembre. L’euphorie de la série de victoires n’est plus, et maintenant on oublie la montée. Je titrais lors du match contre le Stade Briochin que Nancy “regardait vers le haut”, dix jours plus tard on regarde plutôt vers le bas.


Après une journée de travail, quoi de mieux qu’un match de l’ASNL pour se détendre à 19h? On allume sa télé et on y va méfiants, les absents sont nombreux et Cartier n’est pas connu pour son inventivité. En alignant un 4-3-3, dont lui seul a le secret, avec Mendy-Cissé en charnière, Pellegrini en sentinelle et une attaque Giacomini-Robinet-Nangis, ça ne respirait pas le foot. Sur la pelouse compliquée du stade Armand-Chouffet, qui ne portait pas bien son nom, étant donné qu’il n’était pas chauffé par l’ambiance mise par les quelques téméraires dans les tribunes. En fait, on a assisté à un remake d’un match de la Coupe de France tant sur le terrain que dans les tribunes. On va en venir au terrain, mais que dire tant cela a été pauvre et très soporifique.


Le match commence sur un rythme de sénateurs, le ballon reste englué dans les pieds des milieux de terrain de part et d’autre. Les gardiens ne sont sollicités que pour faire tourner le ballon. La première frappe est à mettre au crédit de Villefranche, seulement à la 16e minute, d’autant plus qu’elle s’est envolée et a fini sur le parking du stade. Le premier frisson des Lorrains provient d’une frappe de Nangis à l’entrée de la surface, le match commence à s’emballer et retombe aussitôt.


La véritable action du match, le moment clé, c’est l’évocation du célébrissime Peter Moalcuh par Dimitri Kristo, le commentateur de la rencontre. Piégé par un supporter nancéien, cela a provoqué une magnifique séquence reprise par tous les comptes et toutes les personnalités proches du foot. Un buzz monumental est né avec la légende de Peter Moilcul. C’est bien le seul moment qui nous a arraché un fou rire.


Les Caladois n’ont pas rigolé de leur côté. Sur un corner à ras-de-terre complètement manqué, dont seuls les Nancéiens ont le secret, les Rhodaniens récupèrent le ballon. C’est le début de la fin. Sur une contre-attaque menée comme un éclair jusqu’à Obissa qui ajuste Martin Sourzac à ras-de-terre, les Tigres rugissent et ouvrent le score devant leur public (39’). La mi-temps est sifflée et c’est l’occasion de décompresser après cet horrible spectacle, d’aller chercher des chips, un verre d’eau, avant d’y retourner.


Dès la reprise, l’attaquant local Mbuyi, se joue de Mouazan dans la surface et oblige Sourzac à sortir un beau plongeon. (46’) Le gardien nancéien a d’ailleurs encore fourni une belle copie avec de nombreux arrêts pour pallier les difficultés de sa défense. Les vagues bleues s’abattent sur le but de Sourzac, mais ça tient bon, sans qu’il y ait une réelle réaction devant. Impuissants, les hommes de Cartier vont s’appuyer sur du sang neuf. Les entrées de Cissé et d’Umbdenstock redynamisent l’attaque de Nancy, sans pour autant la transcender. Il faut attendre la soixante-huitième minute pour que Nancy cadre sa première frappe, par l’intermédiaire de Lamine Cissé, sans pour autant inquiéter Bouet, qui était loin de prendre l’eau lundi soir. Cartier a lancé les jeunes en les personnes d’Hamada et de Lhernault à un quart d’heure de la fin.

Pour parfaire la soirée horrible de Nancy, les Nancéiens ont subi une action de grande classe des Tigres, décidément très agiles. Sur un modèle d’action collective, Ba se voit servir dans la surface d’un super centre et ajuste parfaitement sa tête qui finit au ras du poteau de Sourzac, battu (83’). Le match se finit dans l’indifférence générale, sans réaction, et c’est bien ça le plus inquiétant.


Nancy n’y arrive plus, a galéré contre la lanterne rouge la journée précédente, perd à Villefranche. Quel est notre standing ? Quelles sont nos ambitions ? Le retour d’El Aynaoui contre Sedan va-t-il changer quelque chose ? Le match contre Sedan apparaît déjà comme un tournant entre la détermination de l’objectif, entre jouer la montée, et jouer le maintien. Lundi à 21h à Picot, les hommes d’Albert Cartier vont devoir montrer plus de choses avec le ballon, sinon le public va gronder et ceux devant la télé vont s’énerver. En plus, le match est en prime-time, ne nous ridiculisons pas devant la France entière messieurs.

© Emile Pawlik pour Fans of Nancy


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